L’insuffisance cardiaque se définit par un état physiopathologique au cours duquel le cœur est devenu incapable d’assurer un débit suffisant pour répondre aux besoins métaboliques des différents organes. La prévalence de l’insuffisance cardiaque (IC) ne cesse d’augmenter en France en raison du vieillissement de la population et de l’amélioration de la gestion des facteurs étiologiques ainsi que des traitements symptomatiques.

L’objectif de la prise en charge de l’insuffisance cardiaque est de ralentir sa progression et de réduire ses complications. La prise en charge de cette maladie inclut différentes modalités de soins telles que les médicaments, les pacemakers, la réhabilitation et l’éducation thérapeutique et diététique. Dans cette dernière catégorie, les régimes visant à limiter les apports sodés occupent une place importante. À l’heure actuelle, peu d’études ce sont intéressées aux conséquences de ces régimes sur la qualité de vie des patients et sur les difficultés à le suivre.

Le projet « Évaluation, Évolution et Détermination de l’Observance du Régime sans Sel chez des Patients Insuffisants Cardiaques » mené par l’Observatoire Français de l’Insuffisance Cardiaque et du Sel (OFICSel) a pour ambition de répondre à ces questions

Professeur Thibaud DAMY

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4 raisons
d’en parler
165 231 patients hospitalisés pour IC en hospitalisation complète chaque année.
La répartition hommes-femmes est équilibrée (49 % d’hommes, 51 % de femmes).
L’insuffisance cardiaque est la première cause d’hospitalisation chez l’adulte en France.
70 000 décès par an sont attribué à l’IC en cause initiale ou associée en France, dont une majorité de femmes (55,2 %).
La part des décès prématurés (avant 65 ans) est de 5,4 % des décès au total

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4 signes
à surveiller
La FATIGUE est le deuxième signe de l’insuffisance cardiaque, ressentie même pour un petit effort et qui est due au déficit d’irrigation sanguine des muscles, qui reçoivent moins d’oxygène et d’énergie... Cette fatigue entraîne une baisse de l’activité physique qui aggrave la perte musculaire.
Le POIDS est une véritable « alarme » pour l’insuffisant cardiaque.
Une prise de poids importante et rapide de l’ordre de deux kilos en quelques jours est un signe particulièrement alarmant, qui traduit une poussée d’insuffisance cardiaque expliquée par une rétention d’eau et de sel

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4 choses
à savoir
Le cœur est une pompe musculaire puissante. Il apporte aux organes du sang riche en oxygène et en substances nutritives. Lorsque le cœur perd sa force musculaire et sa capacité de contraction normale, il ne pompe plus suffisamment de sang pour permettre aux organes de recevoir assez d’oxygène et d’éléments nutritifs, essentiels pour leur bon fonctionnement :
il y a Insuffisance Cardiaque.
Le cœur va alors tenter de s’adapter en accélérant ses battements, puis il augmente de volume (épaississement des parois ou dilatation des cavités cardiaques).

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4  Paroles

d’Experts

« Pain, charcuterie, fromage, fruits de mer… notre assiette traditionnelle française est riche en sel ! Et la consommation grandissante de produits issus de l’industrie alimentaire de ces dernières décennies a fait grimper l’addition ! Sans compter le sel de la salière, la consommation moyenne est de 8,7g de sel par jour chez les hommes et de 6,7g de sel par jour chez les femmes. Les restrictions de sel imposées aux IC par les cardiologues et les diététiciens, bousculent donc les habitudes ! Selon la sévérité de l’IC, le régime hyposodé préconisé est plus ou moins strict, allant de 2 à 6 g de sel par jour… Peu de place pour les plaisirs de la table » !